L’Avenir de l’Union Européenne en 5 scénarios

05.01.2018

 

 

La Commission européenne a présenté mercredi 1 mars un livre blanc sur l’avenir de l’Union Européenne à 27. Un plan que Jean-Claude Juncker, Président de la Commission a lui même défendu devant le Parlement pendant une demi-heure. Ces 5 scénarios sont en fait 5 pistes de réflexion. «Ce sont des immenses défis qui nous attendent et des obstacles aussi qui sont parfois très hauts mais pas insurmontables», c’est comme cela que Juncker introduit ces scénarios.

 

Avant toute chose, qu’est ce qu’un livre blanc ? C’est une note qui reprend une série de propositions d’actions dans un domaine communautaire spécifique. Les livres blancs ne peuvent émaner que de la Commission Européenne.

 

Scénario 1 : On ne change rien, on continue les réformes dites positives. C’est-à-dire qu’on continue de gérer les problèmes au jour le jour et ils se règlent quand les états membres ont dépassé leurs différents éventuels. La Commission imagine qu’on conserve les priorités actuelles à savoir, l’investissement, l’emploi et la croissance autrement dit la politique de Juncker. Elle présume tout de même que les états membres vont plus coopérer dans la lutte contre le terrorisme, les renseignements et la défense. L’Union aura ainsi une vraie voix sur la scène politique internationale. Le point faible reste que dès qu’il y a une divergence, toutes ces belles paroles restent à l’état de promesses.

 

Scénario 2 : Se concentrer sur le marché unique. On abandonne l’idée de faire une union politique et on se recentre sur l’économique. La Commission démontre que même si l’on se contente de l’économie très vite des divergences en terme de normes ou de protection du consommateurs vont réapparaître entre les états membres. Évidemment l’Union Européenne n’est, de facto, plus une instance influente au niveau international. Juncker est très clair sur ce point: «ce n’est pas la solution que moi je veux. L’Union c’est plus qu’une zone de libre échange, qu’un marché ou que de l’argent».

 

Scénario 3 : Ceux qui veulent y vont. En d’autres termes, on fait une Europe à la carte. Certains veulent aller plus loin dans la défense ? Dans la justice ? Dans l’Europe sociale ? Chaque pays s’associent au projet qu’il veut et les autres peuvent bien sûr rejoindre le navire en cours de route. C’est un peu le même principe que Schengen qui était au début, une volonté de quelques pays seulement d’abolir le contrôle aux frontières, rejoints ensuite par beaucoup d’États membres. Si Juncker comprend l’attrait de cette piste, son but premier reste d’avancer à 27 et puis « ce serait un système compliqué avec des systèmes concentriques (…) Ainsi l’Europe serait encore plus incompréhensible que ça ne l’est aujourd’hui ». On comprend en filigrane que ce serait un peu le scénario de la dernière chance.

 

Scénario 4 : S’atteler efficacement à certains domaines quitte à en abandonner d’autres. La devise serait faisons peu mais faisons bien. Bien sur il faudrait que les Etats membres s’accordent sur leurs priorités et ensuite qu’ils donnent les instruments à l’Union Européenne pour agir vite et bien. Il y aurait, selon la Commission, une moins grande différence entre les attentes des citoyens et les résultats.

 

Scénario 5 : On fait beaucoup plus de choses, plus rapidement et mieux. C’est évidemment le scénario rêvé de la Commission. On choisit d’aller plus loin dans tous les domaines et notamment les domaines clés comme la défense et le renseignement. Les pays de la zone euro et d’autres volontaires vont également plus loin en matière budgétaire. La Commission reconnaît elle-même que cela renforcerait sans doute le défaut de légitimité dont souffre l’Union Européenne.

 

Le 25 mars 2017, les États membres ont fêté les 60 ans du Traité de Rome, traité fondateur tout en s’inquiétant du futur d’une Union profondément en crise. Si Juncker récuse le scénario numéro de 2 qui est de réduire l’Union à un marché unique, il ne donne pas sa préférence car ce n’est pas à la Commission de choisir. Il déclare vouloir écouter l’avis de tous avant de décider « pour donner corps à cette volonté collective, il nous faut un véritable débat, un débat honnête sur l’Europe et sur ce que les citoyens attendent de l’Union Européenne (…) Et la moindre petite voix doit être entendue ».

 

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